Les dangers du stress
Stress : " Action brutale sur l'organisme produite par un choc violent, une émotion, etc. "
Emotion : " Trouble intense de l'affectivité ; réaction immédiate, incontrôlée à certaines impressions ou à certaines représentations. Sensation affective agréable ou désagréable. Agitation, trouble collectif. De " mouvement " d'après l'ancien français. "
Un exemple ? : Alerte ! A l'extérieur ou à l'intérieur, plus fréquent, il y a un danger réel ou imaginaire. Mes mains deviennent moites, mon cœur bat plus vite, trop, j'ouvre des yeux comme des billes et je passe en mode survie. Ma pensée s'arrête à cause de la production de Noradrénaline (l'hormone du stress) qui coupe ma neurotransmission et me bloque, car il n’y a pas d’actions possibles sans réflexion. Si l'agression se prolonge mon énergie s'épuise et je me paralyse. Le stress me lobotomise.
" Des conséquences sur la santé (www.caducee.net) :
Hypertension, infarctus, troubles du rythme cardiaque, mort soudaine, arthrite, ulcères d'estomac, accidents vasculaires cérébraux... et encore maux de tête, douleurs dorsales, insomnie, irritabilité, anxiété, fatigue, troubles gastro-intestinaux, affections cardio-vasculaires, dermatologiques, endocriniennes, gynécologiques...
La liste est longue des méfaits imputables au stress, car tous les organes peuvent être touchés par des déséquilibres hormonaux qui auraient dû n'être que momentanés et qui se sont installés à demeure.
Le psychisme n'est d'ailleurs pas en reste. Le stress peut aussi être source de malaise d'origine neurovégétative (palpitations, syncope) et engendrer ou perpétuer des troubles du comportement (tabagisme, alcoolisme, boulimie, anorexie, abus de médicaments et addiction aux drogues). A l'extrême, chez des individus fragilisés, cette surcharge psychique entraîne dépression et confusion mentale.
Le stress psychologique a aussi des conséquences sur le système immunitaire.
Il est en effet établi que le système nerveux central et le système immun communiquent. Or, en présence des hormones du stress, la synthèse et la sécrétion de certaines cellules du système immunitaire (les cytokines, notamment) sont perturbées. "
Le Moi face aux dangers, par Christiane Py : Il peut réagir suivant deux modes :
1 - Si le moi est dominé par le principe du plaisir, il cherche à se soustraire rapidement à toute cause de déplaisir. Il prend alors la fuite en cas de danger exterieur et met en place le refoulement en cas de danger intérieur, solution pas toujours des meilleures mais qui évite d'affronter son angoisse. Prenons un individu marié qui se sent attiré par une autre. Conscient du danger que cela peut représenter, il prend la fuite. Il n'aura pas résolu le problème mais s'évite ainsi bien des tourments.
2 - Le processus de réalité est dominant : le sujet va raisonner, rechercher les moyens les plus adaptés pour résoudre le problème. Il fait face à la situation. En psychanalyse, on développe cette réaction du moi. On ne cherche plus à refouler les désirs mais à aider l'individu à reconnaître l'existence de son désir et à décider de sa satisfaction ou non. "
" De nombreuses études démontrent les avantages d'une bonne gestion du stress sur la maladie. Ces travaux ont donné lieu à la psychoneuro-immunologie, science qui s'applique à montrer que la psychologie, la neurologie, l'immunologie et l'endocrinologie sont indéniablement liées, que le corps et l'esprit forment un tout. Des recherches plus récentes ont permis d'observer que des techniques douces (yoga, Tai Chi, Qi Gong, sophrologie, programmation neuro-linguistique, Do-In, etc.), stimulent les défenses naturelles de l'organisme, notamment les cellules NK (NaturaI Killer), augmentant ainsi l'espérance de vie. Paul Zveguinzoff, psychologue, s'est intéressé aux relations établies entre le stress et ces cellules NK. Elles font partie des lymphocytes (globules blancs), qui participent à notre immunité. Plusieurs études ont permis d'observer la diminution de l'activité des cellules NK, mais aussi celle des capacités du système immunitaire chez les déprimés. Elles prouvent ainsi que le stress émotionnel contribue à un développement cellulaire anormal ou à une réduction de certaines défenses immunitaires. " http://agirpoursasante.free.fr/pages/press4.html