Le thème...

Parfois c'est dur à trouver... Il y a l'envie d'écrire, au début peu importe quoi. Puis la réflexion que je veux rapide : oui mais sur quoi ?... Ecrire ho oui !, mais quelle idée suivre de A à Z pour faire un truc bien ficelé qui ressemble à quelque chose ?... Qui soit lisible ?... Alors défile à toute vitesse, je fonctionne comme une Ferrari, aussi rapide et souvent au garage, alors défilent dans ma tête tous mes sujets d'intérêt, la vie quotidienne, la connerie télévisuelle, mes errances passagères à la recherche de moi-même, enfin d'un autre que je ne connais pas encore très bien, je veux dire un autre que celui élevé par des humains en manque d'amour, bref, je clôs le débât.
Je pense à tout ce que j'ai vu et dont je voulais parler, pas histoire de dire quelque chose non, mais pour en parler vraiment, donner mon point de vue, voire plusieurs parce que j'adore les changements de plan et que nul ne détient la vérité.
J'ouvre vite fait l'administration de mon blog, je crée un article et je me retrouve devant la page blanche sans vraiment savoir ce que je vais écrire, comme le plongeur les orteils au bord de sa planche à dix mètres de haut... J'ai envie, ça c'est sûr, mais quand on écrit vaut mieux un sujet... Pas question de tomber à côté, j'ai pas envie de me ramasser sur le carrelage. Quitte à ce que ce soit à écrire au sujet du sujet. J'en suis arrivé là. J'écris sur rien, j'écris et je suis satisfait.
Tiens, en voilà un beau sujet que la satisfaction d'écrire ! Je ne sais pas si j'irai jusqu'au bout, il y a tant à dire, mais la première des choses est qu'elle est phénoménale pour qui aime ça comme je l'aime, avec ferveur et passion.
J'écris et je suis transporté, je ne suis plus moi. Loin de l'image apprêtée que je donne de moi en société, quand j'écris je suis autre chose de beaucoup plus vaste qui se découvre au fil de ses mots. Je sais qu'ils vont partir très loin, dans la tête et puis le coeur de bien des gens que je ne connaîtrai jamais, et que j'aimerai bien rencontrer, un par un, à qui j'aimerai m'adresser en particulier...
Car je ne suis pas interessé par une masse informe de lecteurs/trices qui me feraient gagner ma croûte, j'en suis d'ailleurs à des lieues, écrire demande des sacrifices tout aussi exigeants que si j'étais rentré dans les ordres avec le coeur tout entier, c'est à dire corps et âme sans concession ni tiédeur.
Quand j'écris je ne vois qu'un lecteur, qu'une lectrice, parfois les deux ensemble, un individu qui n'a pas vraiment de visage, à la fois tout ceux que je connais et celle dont je rêve, mais qui est bien incarné, toi qui me lit maintenant, là, tout de suite. Les mots franchissent toutes les barrières et s'adressent à tous les coeurs, pas un qui ne trouve sa cible, ils sont tous là pour quelque chose. Même quand je ne sais pas pourquoi moi-même. C'est cela se sentir plus vaste que ce que l'on croyait, c'est cela qui apporte une satisfaction aussi chaude et douillette que sous la couette avec sa bien-aimée, les filles vous inversez...
Et là tu vois j'en arrive à me dire que le problème d'écrire sans avoir de vrai sujet c'est que je passe de l'un à l'autre à la vitesse du colibri. Je te laisse tout remettre dans l'ordre, moi j'me comprends comme disait l'autre.
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