Je pense...
Ses vêtements sont étalés sur son lit et elle se demande quelles chaussures choisir avec la robe qu'elle n'a pas trouvée.
Je n'appartiens plus à ce monde.
Elle achète beaucoup pour se changer souvent. Elle cède à toutes les tendances et suit tous les courants, s'adonne à la mode, son temps n'y suffit plus.
Cette terre n'est plus la mienne.
Elle est satisfaite de ressembler aux photos dans la presse, les seins qui débordent d'un haut trop contemporain pour le rester longtemps. Son mari la flatte, ses amis l'admirent. Et c'est devant le miroir qu'elle exprime sa vraie nature : "dis-moi si je suis la plus belle ?".
Je ne suis plus d'ici, j'ai du tomber d'une étoile. J'comprends rien aux grandes personnes, où y l'est mon serpent ?
Etre malade sonne comme une défaite. Etre handicapé comme un retraite précipitée, pleine de honte et d'amertume. En prendre conscience, c'est se libérer de ses préjugés sur sa propre normalité.
Le monde est tel qu'il est et non comme on voudrait qu'il soit. Pourtant il est des rêves qui feraient beaucoup de bien à l'humanité.
Note d'écriture : Il est possible de mettre du plus que parfait dans le présent.
On en a presque fini avec l'Intelligence Artificielle. Tout est presque fait, en tout cas tout est déjà dit. Est venu le temps de la Conscience Artificielle. Et là, c'est une autre paire de manches.
Quand je vois la danseuse de la Irish Cork Company, je suis héberlué par tout ce qu'on peut faire avec des jambes, moi qui ne sautille déjà plus. En ai-je profité ? Ai-je assez dansé, sauté, chanté, et ri ?... Je crois bien que je ne le saurai jamais...
Dieu sauve les pêcheurs ! Là au moins, il sert à quelque chose.
Tremblement de terre au Japon, feu d'artifice à Berlin, on nait et on meurt, et l'ourson orphelin connait un succès fulgurant dans les médias, jusqu'à devenir la nouvelle mascotte du pays germain, à peine né, déjà marque déposée. La terre tourne si vite, si souvent à contresens.
Aveugle pour ne plus voir, sourd pour ne pas entendre, muet pour ne rien dire, mais en penser tout autant, paralysé car on ne peut plus avancer, à chaque maux sa cause qu'il faut aller chercher loin, bien loin, au début de notre vie, voire, et peut-être même, bien avant celle-ci...
Pourquoi y a-t-il si peu d'enfances heureuses ?
Le cyclothimique passe d'une humeur à l'autre comme sur des montagnes russes. Le stressé peut vite déprimer s'il ne relativise pas les choses vite fait. Le déprimé peut encore apercevoir de la lumière dans le noir de ses pensées. Le dépressif est plongé dans les ténèbres de son âme. Mais il est souvent plus sain de toucher le fond que de rester entre deux eaux.
Existe-t-il quelqu'un, même une seule personne, capable d'accepter la réalité sans la pré-penser ?
Existe-t-il quelqu'un, même une seule personne, capable d'avoir une nouvelle idée, qui n'ait, bien sûr, rien à voir avec une ancienne, de près comme de loin ?
Cherche et tu n'en trouveras pas.
Publicité