Entraînement
Entraînement. Le temps de chauffer mes doigts et mes mots, j'en jette quelques uns au hasard, juste pour leur musique, des mots qui me viennent de partout, qui se télescopent et d'autres qui se marient avec délice. Juste pour le fun, un peu pou respecter Cocteau, beaucoup pour Nietzsche, de grands maîtres que je vénère.
Sur la platine passe George Michael. C'est doux... J'suis bien. Des petits tracas qui me tournent encore dans la tête, bien sûr, mais finalement rien de bien important qui mérite que je passe du temps dessus. Alors j'écris, pour m'entraîner. Je laisse les pensées m'échapper, mes doigts pianotent tout seul et je regarde les mots s'aligner sur mon écran, comme à la parade, de temps en temps, souvent dans le plus indescriptible désordre, tout dépend. C'est ça aussi un entraînement. Le corps s'échauffe, se préparant à son travail de pianiste averti, rien ne se fait sans lui, et les pensées suivent. Elles aussi il leur faut du temps pour jaillir porpres et claires et finir ainsi couché sur tout ce blanc. Combien d'arbres ont-ils déjà été sacrifié à ma vocation ?... Quelquefois je les plains, souvent je les remercie, que leur mort ait servi à quelque chose de beau. Mes pensées volent ainsi par tous les temps, mais il faut que je les aide à se matérialiser. C'est aussi ça écrire, rendre l'imaginaire réel.
En parlant de temps, il fait gris. Je sais, c'est extrêmement étonnant, et consternant pour les gens du coin, mais il pleut sur Marseille. On aura tout vu. Allez, entraînement terminé, j'vais voir ce que ça donne...
Sur la platine passe George Michael. C'est doux... J'suis bien. Des petits tracas qui me tournent encore dans la tête, bien sûr, mais finalement rien de bien important qui mérite que je passe du temps dessus. Alors j'écris, pour m'entraîner. Je laisse les pensées m'échapper, mes doigts pianotent tout seul et je regarde les mots s'aligner sur mon écran, comme à la parade, de temps en temps, souvent dans le plus indescriptible désordre, tout dépend. C'est ça aussi un entraînement. Le corps s'échauffe, se préparant à son travail de pianiste averti, rien ne se fait sans lui, et les pensées suivent. Elles aussi il leur faut du temps pour jaillir porpres et claires et finir ainsi couché sur tout ce blanc. Combien d'arbres ont-ils déjà été sacrifié à ma vocation ?... Quelquefois je les plains, souvent je les remercie, que leur mort ait servi à quelque chose de beau. Mes pensées volent ainsi par tous les temps, mais il faut que je les aide à se matérialiser. C'est aussi ça écrire, rendre l'imaginaire réel.
En parlant de temps, il fait gris. Je sais, c'est extrêmement étonnant, et consternant pour les gens du coin, mais il pleut sur Marseille. On aura tout vu. Allez, entraînement terminé, j'vais voir ce que ça donne...
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