Jusqu'à l'infini
Tiens, je vois des étoiles ? C'est comme si j'étais sorti les admirer. M'étant dit que quelques unes valaient le détour, ou pourraient me prêter leurs couleurs afin d'embellir mes textes. Il y en a des rouges, des jaunes et des bleues, et plein de je ne sais pas, elles sont si loins, clignotantes comme la guirlande du sapin. Là-haut c'est toujours Noël.
Mon dieu que ton monde est vaste ! Quel infini tu nous as donné... Et je suis tout petit. Et jamais je ne pourrai tout voir, et ça, tu vois, quelque part ça me rend triste... C'est presque comme du gachis.
Verrai-je un jour Aldebaran et Cassiopée, dompterai-je les Hydres et chevaucherai-je Pegasus ?... Aura-t-on inventé de mon vivant le voyage pour tous dans l'espace ? Pourrai-je acheter un ticket pour la Lune ? Toucher de mes doigts sa poussière astrale, et bondir au-dessus de ses monts désertiques ?... Non, hein ? Tant pis. Je suis condamné à les admirer. Et c'est si beau tout ça que je n'ai plus le coeur à regretter tous ces paysages inconnus que nul homme n'a vu... jusqu'à aujourd'hui.
Car nous habiterons un jour là-haut, disséminés dans des espaces que nous n'avons encore jamais imaginé. Viendra le temps de notre expansion, dans cette civilisation, ou celle qui nous succèdera, sage et spirituelle. Nos héritiers dans lesquels coulera notre sang sauront l'immensité prodigieuse de l'espace infini. Et nos vaisseaux parcoureront les parsecs, à la recherche de traces de vie. Car nous nous sentons seuls depuis trop longtemps...
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