Oui Grain de Sel !

Oui, c'est bien dit "Jusqu'où descendrons-nous ", et oui, c'est bien imagé parce que c'est toi qui m'a donné l'idée d'appuyer les vraies vérités d'images qui en disent autant sinon plus.
Mais tu veux savoir ce qui me bouffe le plus dans tout ça ? C'est que c'est de notre faute, à tous. P't'être moins celle de ceux qui comme toi et moi, et tant d'autres, nous battons avec nos mots pour qu'éclate enfin la vérité et que les gens voient enfin ce qu'on leur cache sous les paillettes de leurs écrans de télé, mais on y est quand même tous pour quelque chose.
Dans ma catégorie "Mensonges, horreurs et révélation", tout est dit, tout est là pour qu'on arrête de bouffer de la viande Charral, pour qu'on ne prenne plus d'essence chez Total, pour qu'on arrête de voter comme tu l'avais si bien préconisé avant que Sarkozy gagne des élections téléguidées.
Mais on a laissé faire, et on laisse encore faire, parce qu'on est surinformé de rien et désinformé de tout.
Et plus on dégringole et plus on nous demande du fric pour telle ou telle cause et plus on se blinde et moins on en donne, car on est tous malades de la vie qu'on nous fait mener, et la majorité pauvres come Job, et bourrée de tranquillisants.
Aujourd'hui tout le monde s'en fout, regarde le nombre de comms que suscitent nos articles civiques, que Chirac ait pu dépenser 4000 euros de bouffe par jour quand des vieux crèvent de faim avec 300 euros par mois, pour manger, s'habiller, payer leur loyer, faire des cadeaux à leurs petits enfants... 4000 euros par jour ?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Tout le monde s'en fout que nos députés au chomage encaissent 6000 euros par mois à ne rien foutre, 6000 euros plus tous leurs à-côtés car tous sont des affairistes dont nous ne soupçonnons pas les ressources parallèles.
Personne ne se demande pourquoi il y a 14 millions de célibataires, et désormais les enfants qui vivent encore avec leurs parents naturels font partie de l'exception.
Tout le monde s'en fout parce que la mégalomanie et la corruption de nos élites sont telles qu'elles en deviennent totalement inimaginables pour les mal-nés que nous sommes, plus de 90%de l'humanité. Parce qu'ouvrir les yeux fait trop mal, Socrate en savait quelque chose.
Imaginer le mal qui règne au sein de nos élites, ce serait comme vouloir appréhender l'infini... Ou compter les étoiles du balcon de son deux-pièces aux cloisons de papier.
Les "grands", et ils ne sont qu'une poignée, ont fait de notre monde un enfer, sciemment, scientifiquement, usant de tout leur génie pour conserver et accroître leurs privilèges.
Nous sommes bien des esclaves, ainsi que l'avait écrit George Orwell. J'imagine le courage qu'il lui a fallu pour s'exprimer comme l'un d'entre eux :
" Nous ne cherchons pas le pouvoir en vue de nos propres fins, mais pour le bien de la majorité tel que nous le définissons. Les hommes, ces créatures frêles et lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent être dirigés par ceux qui sont plus forts qu'eux. L'espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux.
" Le bien des autres ne nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. Les nazis et les communistes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n'eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient s'être emparés du pouvoir pour une période limitée ; passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux. Nous ne sommes pas ainsi, nous savons que jamais personne ne s'empare du pouvoir avec l'intention d'y renoncer. On n'établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir.
" L'esclavage c'est la liberté. Seul, libre, l'être humain est toujours vaincu. Mais s'il renonce à son identité, s'il se soumet entièrement et totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et immortel.
" Ce pouvoir est aussi le pouvoir sur d'autres êtres humains, sur les corps mais surtout sur les esprits. Le pouvoir sur la matière n'est pas important, notre maîtrise de la matière est déjà absolue. Ce qui importe c'est de commander à l'esprit. La réalité est à l'intérieur du crâne... Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment assure-t-on le pouvoir sur un autre ?
" En le faisant souffrir.
" L'obéissance ne suffit pas. Comment, s'il ne souffre pas, peut-on être certain qu'il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre ?
" Le pouvoir est d'infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l'esprit humain en morceaux que l'on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l'on a choisies. Commencez-vous à voir quel sorte de monde nous créons? Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d'écraseurs et d'écrasés, un monde qui au fur et à mesure qu'il s'affinera deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. Notre civilisation est fondée sur la haine; il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste.
" Nous avons coupé les liens entre l'enfant et les parents, entre l'homme et l'homme, entre l'homme et la femme. Mais plus tard, il n'y aura ni femme ni ami. Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève leurs œufs aux poules. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Il n'y aura plus de loyauté que pour le pouvoir.
Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits remplacés par l'ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s'affinera de plus en plus. Il y aura à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant... Autant qu'un monde de triomphe ce sera un monde de terreur... Nous commanderons à la vie à tous ses niveaux.
" Vous imaginez qu'il y a quelque chose qui s'appelle la nature humaine qui sera outragée par ce que nous faisons et se retournera contre nous. Mais nous créons la nature humaine. L'homme est infiniment malléable.
" Tel est le monde que nous préparons. Un monde où les victoires succéderont aux victoires et les triomphes aux triomphes, un monde d'éternelle pression, toujours renouvelée, sur la fibre de la puissance.
" Vous commencez à réaliser ce que sera ce monde. À la fin vous ferez plus que le comprendre, vous l'accepterez, vous l'accueillerez avec joie, vous en demanderez votre part en idolâtrant vos propres bourreaux."
Ce monde est le notre. Il n'y a là aucune fiction, rien n'est imaginaire.
Mais les pieds dans la merde, nous continuons de croire que nous sommes des êtres civilisés vivant en démocratie. Alors que nous n'avons jamais cessé de nous faire la guerre, de nous entretuer :
Guerre de représailles, guerre préventive, guerre de tranchée, guère de changement depuis que je suis sapiens.
Guerre des nerfs, guerre mondiale, avant, après, entre deux guerres,
Tous nous y passerons, à tous les temps.
Guerre de positions, de religions,
Guerres barbares et sanglantes au nom de la Paix.
Déclarer la guerre et la faire, en guerre contre nous-mêmes
Furieux et recouverts du manteau écarlate de notre fureur suicidaire.
Guerre d'invasion, guerre civile, guerre intestine, tu me constipes.
Guerre économique, guerre froide,
Autant que la vengeance dont elle est le meilleur plat.
Drôle de guerre, de guerre lasse,
C'est pas de bonne guerre que j'écris sur elle.
Guerre des nerfs, guerre mondiale, avant, après, entre deux guerres,
Tous nous y passerons, à tous les temps.
Guerre de positions, de religions,
Guerres barbares et sanglantes au nom de la Paix.
Déclarer la guerre et la faire, en guerre contre nous-mêmes
Furieux et recouverts du manteau écarlate de notre fureur suicidaire.
Guerre d'invasion, guerre civile, guerre intestine, tu me constipes.
Guerre économique, guerre froide,
Autant que la vengeance dont elle est le meilleur plat.
Drôle de guerre, de guerre lasse,
C'est pas de bonne guerre que j'écris sur elle.
De démocratie il n'y a pas, d'ailleurs il n'y en a probablement jamais eue. Et notre civilisation n'a rien à envier à celle de la Rome antique. Sauf qu'ils avaient le courage d'organiser de vrais massacres en live. Bien allongés sur nos sofas, le sang qui coule est si loin qu'il en devient aussi imaginaire que l'amour pour un serial killer.
Nous ne sommes pas des êtres civilisés, nous ne l'avons jamais été, et ne vivrons pas assez pour l'être un jour.
Mon humanité me dégoûte.
Nous avions pourtant tout... Tout pour réussir.

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