Addiction. C'est grave docteur ?
Ouais... On a beau dire que la télé c'est que des conneries (hein Sèv ?) mais on y passe quand même 4 heures devant en moyenne. Et aujourd'hui rares ceux et celles qui en passent moins. La télé est hautement addictive et provoque la dépression. Mais c'est pas marqué dessus.
Au moins les clopes on le sait. La bouffe aussi, c'est tout nouveau, sauf qu'on nous dit pas la teneur en OGM et donc le haut risque pour notre foie, et j'en passe. On est donc prévenu de ne pas fumer, mais on en vend partout, ne pas boire, mais les rayons en débordent, de ne pas bouffer de saloperies, mais nos hypers en sont plein, de tout bien trier, quand il y a les poubelles pour ça... Par contre rien sur la télé, aucune notice explicative qui dit que ça rend idiot, que c'est pour mieux nous manger mon enfant, entretenir notre passivité, forger nos jugements, nous abêtir pour mieux nous asservir.
Mais même en sachant tout cela, en l'ayant constaté maintes fois par un simple recoupement des sources, après avoir décortiqué la trame des journaux télévisés et des programmes hautement culturels, après avoir analysé les messages cachés, les non-dits trop bavards, les plans d'arrière-plan que l'on n'est pas censé voir mais qui s'impriment dans notre cerveau... Je respire... Après avoir lu de nombreux essais sur la manipulation, Big Brother, à qui appartiennent les stations, comment sont tracées les lignes éditoriales, par qui sont payés ceux qui nous "informent" et veulent nous garder cloués devant notre poste, savoir qu'un journal de bonnes nouvelles ferait un flop immédiat, révélant bien par là même la passion de l'auditoire pour le sang... Après tout ça et bien plus encore, j'ai du mal à m'en passer.
En fait c'est le silence qui est le plus dur à supporter, je n'aime pas trop la musique de fond, ça me fatigue vite.
Je sais que le silence total n'existe pas sur notre terre. Du ventre de notre mère à notre cercueil nous vivons dans le bruit, même en se planquant au fond d'un caisson comme l'autre couillon de Jackson qu'a pas oublié d'être con et qui ferait mieux d'aller faire un tour au Darfour pour voir la vraie vie hors de son parc d'attraction. Mais le silence relatif, sans la télé, véritable fenêtre sur la vie, et la connerie à pleines bennes, n'est pas évident après plus de 30 ans passés devant elle. Déjà... A tel point que j'ai quasiment tout vu et qu'il me faut fallait une heure pour trouver dans le programme un truc, même tout petit, qui puisse satisfaire mes goût aussi éclectiques que variés, ce qui fait que j'ai tout vu. Mais... Même en ayant tout vu, je continuais à la regarder béatement, histoire de me vider la tête. On reconnait bien là le raisonnement de l'addict. Un fumeur de joints te sortira la même chose, en rajoutant un couplet sur les méfaits de l'alcool et le bien-être du chanvre, connu depuis l'antiquité. Mais je m'égare.
La télé rend con, c'est une vérité, y a qu'à voir Cauet, le summum, Miss France et Intervilles, Dechavanne ou Delarue. Parfois j'ai les joues rouges de honte, à leur place, j'suis vraiment devenu con à rester planté devant. D'ailleurs les bons n'y passent pas, ou si peu que c'est même pas la peine d'en parler.
Elle rend con ceux qui la font et ceux qui se prostituent pour y passer, les imbus désespérément accrochés à leurs petits pouvoirs, les tristes dépendants à donf de l'audimat pour fourguer leur soupe à toute la populasse. Aujourd'hui aucun produit "culturel" à commencer par les livres ne décollera sans une bonne promo. Un passage chez Durand c'est 100 000 ventes d'engrangées... Pas de passage, faut s'estimer heureux à 5000, et c'est pas du gâteau.
Elle rend abruti ceux qui la regardent... Profondément idiots, la vue sur une seule lucarne, le cerveau gavé d'idées toutes faites sur tout, et rien, car souvent y a aucun fond dans leurs émissions.
Mais pourquoi me manque-t-elle encore ? Autant qu'une clope ou qu'un verre de bon vin ?... Ai-je si désespérément besoin de devenir con ? Est-ce ma vie que je fuis en me plantant devant comme le piquet de grève devant sa préfecture ?...
Y a matière à réflexion.
Au moins les clopes on le sait. La bouffe aussi, c'est tout nouveau, sauf qu'on nous dit pas la teneur en OGM et donc le haut risque pour notre foie, et j'en passe. On est donc prévenu de ne pas fumer, mais on en vend partout, ne pas boire, mais les rayons en débordent, de ne pas bouffer de saloperies, mais nos hypers en sont plein, de tout bien trier, quand il y a les poubelles pour ça... Par contre rien sur la télé, aucune notice explicative qui dit que ça rend idiot, que c'est pour mieux nous manger mon enfant, entretenir notre passivité, forger nos jugements, nous abêtir pour mieux nous asservir.
Mais même en sachant tout cela, en l'ayant constaté maintes fois par un simple recoupement des sources, après avoir décortiqué la trame des journaux télévisés et des programmes hautement culturels, après avoir analysé les messages cachés, les non-dits trop bavards, les plans d'arrière-plan que l'on n'est pas censé voir mais qui s'impriment dans notre cerveau... Je respire... Après avoir lu de nombreux essais sur la manipulation, Big Brother, à qui appartiennent les stations, comment sont tracées les lignes éditoriales, par qui sont payés ceux qui nous "informent" et veulent nous garder cloués devant notre poste, savoir qu'un journal de bonnes nouvelles ferait un flop immédiat, révélant bien par là même la passion de l'auditoire pour le sang... Après tout ça et bien plus encore, j'ai du mal à m'en passer.
En fait c'est le silence qui est le plus dur à supporter, je n'aime pas trop la musique de fond, ça me fatigue vite.
Je sais que le silence total n'existe pas sur notre terre. Du ventre de notre mère à notre cercueil nous vivons dans le bruit, même en se planquant au fond d'un caisson comme l'autre couillon de Jackson qu'a pas oublié d'être con et qui ferait mieux d'aller faire un tour au Darfour pour voir la vraie vie hors de son parc d'attraction. Mais le silence relatif, sans la télé, véritable fenêtre sur la vie, et la connerie à pleines bennes, n'est pas évident après plus de 30 ans passés devant elle. Déjà... A tel point que j'ai quasiment tout vu et qu'il me faut fallait une heure pour trouver dans le programme un truc, même tout petit, qui puisse satisfaire mes goût aussi éclectiques que variés, ce qui fait que j'ai tout vu. Mais... Même en ayant tout vu, je continuais à la regarder béatement, histoire de me vider la tête. On reconnait bien là le raisonnement de l'addict. Un fumeur de joints te sortira la même chose, en rajoutant un couplet sur les méfaits de l'alcool et le bien-être du chanvre, connu depuis l'antiquité. Mais je m'égare.
La télé rend con, c'est une vérité, y a qu'à voir Cauet, le summum, Miss France et Intervilles, Dechavanne ou Delarue. Parfois j'ai les joues rouges de honte, à leur place, j'suis vraiment devenu con à rester planté devant. D'ailleurs les bons n'y passent pas, ou si peu que c'est même pas la peine d'en parler.
Elle rend con ceux qui la font et ceux qui se prostituent pour y passer, les imbus désespérément accrochés à leurs petits pouvoirs, les tristes dépendants à donf de l'audimat pour fourguer leur soupe à toute la populasse. Aujourd'hui aucun produit "culturel" à commencer par les livres ne décollera sans une bonne promo. Un passage chez Durand c'est 100 000 ventes d'engrangées... Pas de passage, faut s'estimer heureux à 5000, et c'est pas du gâteau.
Elle rend abruti ceux qui la regardent... Profondément idiots, la vue sur une seule lucarne, le cerveau gavé d'idées toutes faites sur tout, et rien, car souvent y a aucun fond dans leurs émissions.
Mais pourquoi me manque-t-elle encore ? Autant qu'une clope ou qu'un verre de bon vin ?... Ai-je si désespérément besoin de devenir con ? Est-ce ma vie que je fuis en me plantant devant comme le piquet de grève devant sa préfecture ?...
Y a matière à réflexion.
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